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ILSA POUR LES NULS


Reine incontestée des dominatrices, détentrice d’une paire d’obus légendaires, d’un regard d’acier et d’un visage taillé au couteau, parfaitement à l’aise dans tout uniforme ajusté et décolleté, Ilsa, nous te vénérons bien bas au nom de tous les déviants du monde ! Dyanne Thorne, pour toi nous oserons imprimer la croix gammée et l’étoile rouge dans ces pages, repoussant encore une fois les limites du bon goût au nom du culte que nous te portons. Puisses-tu, icône indémodable de l’exploitation, continuer à sévir longtemps dans nos cerveaux malades, que tu sois armée d’un fouet, d’une cravache, d’une lame ou de tout autre instrument de torture qu’il te plaira d’utiliser sur les pauvres soumis que nous sommes devant ta domination incontestable sur le cinéma de (mauvais) genre…

Pour vous, chers lecteurs et encore plus chères lectrices, voici une petite appréciation personnelle des versions françaises des quelques chefs-d’œuvre mettant en vedette Dyanne Thorne, mieux connue sous le nom d’Ilsa, qu’elle soit louve, tigresse, gardienne ou tortionnaire…

ILSA, LA LOUVE DES SS
Don Edmonds, 1974


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5 chainsaws sur 5


Dès le message d’avertissement en début de générique, on est vite rassurés : ce film a été créé dans l’unique but de prévenir que des atrocités semblables à celles commises dans les camps de concentration ne se reproduisent… Fiou ! Et nous qui pensions être de sales voyeurs tordus ! Ben non, on a une conscience sociale, tsé ! Blague à part, je l’sais que c’est kamikaze de donner une note parfaite à un film, mais quessé qu’vous voulez ? ! On parle ici du wet dream de tout déviant qui se respecte, un dosage redoutablement concentré d’exploitation, de gore bien juteux et d’un maximum de poitrines plantureuses exhibées avec une complaisance inégalable, même et surtout, dans le contexte le plus malsain qui soit  ! Les dialogues sont à hurler de rire, la cruauté atteint un paroxysme (castrations, stérilisation par un énorme dildo aux électrochocs redoutables, visage bouffé par la syphilis, flagellation ultrasanglante, mutilations en tout genre, etc.) et Dyanne Thorne en uniforme seyant, monstrueusement décolleté et très souvent hors dudit uniforme. Flanquée de 2 superbes acolytes blondes et bien pourvues par la nature, Ilsa est ici au sommet de sa forme, plus cruelle que jamais en SS impitoyable, n’ayant qu’une seule faiblesse, celle qui provoquera sa perte : un surmâle américain, qui est, selon son propre aveu, un spécimen en son genre car il peut retenir son éjaculation tant qu’il le veut, devenant ainsi le seul homme capable de faire défaillir notre chère dominatrice insatiable… Aussi au menu : fusillades ultracheap dans la scène finale et un golden shower offert par Ilsa à un officier nazi quelque peu éméché par l’alcool…

ILSA, GARDIENNE DU HAREM DES ROIS DU PÉTROLE
Don Edmonds, 1976


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4 chainsaws sur 5


Héhé, nous voici rendus chez les Arabes ! Cette fois, Ilsa s’occupe de l’entraînement des esclaves sexuels d’un puissant (et barbu) magnat de l’or noir. À l’aide de Velours et Satin, deux sculpturales amazones toujours prêtes à tabasser quelqu’un ou à offrir un show de lesbiennes, Ilsa dirige d’une main de fer une école très spéciale où l’on forme les futures maîtresses parfaites qui devront apprendre à satisfaire les goûts particuliers du roi du pétrole. Vous applaudirez devant la dégustation d’œil de " bœuf ", les nombreux supplices, aussi raffinés que décadents, et si vous regardez sans une grimace de dégoût le gavage des femmes éléphantesques, eh bien, chapeau ! vous avez l’estomac très solide vous-mêmes ! Ah j’oubliais l’arrachage de dents, l’encan d’esclaves et les hilarantes scènes sexy entre Ilsa et son étalon du jour (" Je pense que tu as oublié ce que c’était qu’un vrai homme. " " Tu crois m’effrayer avec une lame aussi petite ? Attends, j’ai une arme beaucoup plus redoutable pour toi… "). Tant de bonheurs simples…

ILSA, LA TIGRESSE DE SIBÉRIE
Jean Lafleur, 1977


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4,5 chainsaws sur 5


Bienvenue au goulag ! Les journées y sont sanglantes et les nuits torrides ! Si Ilsa la rouge n’arrive pas à briser votre esprit avec ses séances de brainwashing à l’électrochoc, elle pourrait bien vous castrer après vous avoir ouvert l’enfer brûlant de ses cuisses pour une nuit ! Ou bien encore vous donner en pâture à son tigre affamé (qui, étrangement, lorsqu’il déchiquette un corps humain, en extrait de la rembourrure au lieu de chair !)… À moins qu’elle ne vous oblige à disputer un match de bras de fer au-dessus d’une tronçonneuse en marche (YESS !). Gourmande comme tout bon tyran, c’est par paire qu’Ilsa, " chaude et pleine comme notre mère patrie, la Russie ", choisit ses amants d’une nuit, qui ne peuvent que s’exclamer " Je crois que ma lance vient de trouver son fourreau ! "… Forcée de fuir le goulag à la suite de la chute de Staline, Ilsa se réfugie à Montréal (oui-oui, quelle fierté, quand même !), dans le red light où elle est tenancière de bordel… Mais, elle ne pourra pas toujours échapper à son passé et finira par rendre compte des atrocités qu’elle a commises au nom de l’idéal communiste…

ILSA, LA TORTIONNAIRE
Jesus Franco, 1977


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3 chainsaws sur 5


Soyez avertis : il s’agit de fausse représentation. Quoique la pochette soit titrée " Ilsa, la tortionnaire ", Ilsa n’est pas Ilsa mais bien Greta dans ce film… mais comme l’annonce le générique, elle est campée par " l’inoubliable interprète de Ilsa ". Bon. Mais votre humble narrateur, lui, s’ennuie d’Ilsa. Un peu trop soft porn à mon goût, ça manque cruellement de violence gratuite. Ça commence par des douches collectives pendant que Greta se rince la poitrine à l’éponge dans son bain moussant avec maints petits soupirs libidineux. Le scénario n’est qu’un prétexte à de très tièdes scènes d’amour saphique. Bien sûr, il y a d’innombrables femmes mutilées, mais on ne les voit que trop rarement se faire torturer en live. Oui, il y a bien la scène avec les aiguilles plantées dans la poitrine de Juana, la masochiste avec qui Greta fait la gouine le plus souvent, mais elle est montée de façon si ridicule que c’est difficile d’y prendre plaisir, même avec la plus mauvaise volonté du monde. Autre consolation : la scène où ladite Juana oblige le personnage principal, 41, à lui lécher le cul après qu’elle ait chié. Pour les morbides, le viol collectif plutôt nauséeux pourrait vous désennuyer. Dans les dernières minutes, celles de la mort de Greta, on dirait que Franco s’est rappelé qu’il devait mettre du gore dans un film avec Dyanne Thorne, car il déchaîne une tempête de violence qui arrive malheureusement trop tard et qui aurait davantage fitté dans un film de zombies… C’est meilleur que bien d’autres films de prisons pour femmes, mais ce n’est pas Ilsa. C’est Greta.

Bon visionnement, les pervers!

Doc Triton
6.9.05 14:32


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Dead Heat (1988) USA New World Pictures Réalisé par Mark Goldblatt Écrit par Terry Black Produit par Allen Alsobrook, David Helpern & Michael T. Meltzer Mettant en vedette Treat Williams Joe Piscopo, Lindsay Frost et Vincent Price, 84 minutes.

Je vais commencer par une confession : j’ai tellement capoté sur Flic ou zombie que j’ai volé la cassette à mon club vidéo. Pas de farce. Tout a commencé alors que j’allais innocemment écumer la section des VHS à 2 pour 99 cents quand je suis tombé sur ce titre, avouons-le, assez prometteur. Vous aurez tout de suite saisi le subtil calembour du titre calqué sur celui d’un autre très bon film policier des années 80 : Red Heat (avec Arnold S. pis James Belushi). Ça commence bien, me disais-je… Et le tagline : Ils ont perdu la vie, pas le sens de l’humour. De mieux en mieux. La cerise sur le sundae : le légendaire Vincent Price y tient un rôle… ben chrisse, viens voir mononc’ toi!

Je m’attendais à quelque chose de tellement plate que c’en aurait été drôle. Grave erreur! Ce film m’a rendu câlissement jaloux, j’aurais voulu l’avoir écrit! Parce qu’il faut bien admettre que même en se forçant, c’est impossible d’accoter l’absurdité de ce film inclassable. The stuff that cult is made of, you know what I mean.

Bon, accrochez ben vos bretelles, mes p’tits tétards, v’là le résumé…

Roger Mortis (haha, funny, non?), brillamment campé par Treat Williams (The substitute 3, vous vous rappelez?) et Doug Bigelow (Joe Piscopo, un comique coiffé d’un fabuleux mullet frisé, qui connut ses heures de gloire à Saturday Night Live, mais jamais au cinéma, allez savoir…) forment le duo classique de super-flics : Roger est le professionnel, sérieux, relax et maître de la situation alors que Doug est un feu roulant de jokes poches, de propos sexistes, à la gâchette nerveuse et au tact inexistant.

Nos deux joyeux camarades sont à bord de leur rutilante voiture décapotable quand on les dépêche d’urgence sur les lieux d’un braquage de bijouterie, perpétré par l’infâme Gang des Masques de cuir. Nos intrépides représentants de l’ordre ne se font pas prier et suite à un U-turn tout à fait remarquable (qui fait qu’un bout du hot-dog de Bigelow prend le bord), ils vont prêter main-forte à leurs collègues postés devant la jewelery.

Mais voilà, il y a un hic et pas des moindres : après avoir reçu l’équivalent de 12 chargeurs chaque dans le bide, les affreux cambrioleurs n’ont pas l’air affaibli du tout et continuent à canarder les flics comme s’ils se croyaient dans un film de John Woo. Heureusement, une grenade finit par avoir raison d’un des malfrats. Le valeureux Mortis, ne reculant devant rien, décide donc de prendre les choses en main : il emprunte sans permission le char de son supérieur et s’en sert pour emboutir l’autre pas fin et l’effoire en beauté.

Après une scène pathétiquement cliché au commissariat où le captain engueule nos téméraires mais indisciplinés policiers, les deux lascars se rendent à la morgue pour tenter de comprendre pourquoi les membres du Gang des Masques de Cuir ne meurent pas quand on les plombe.

La médecin-légiste leur montre la carcasse de celui que Mortis a aplati avec le char de son boss. Le cadavre porte une grosse cicatrice en forme de Y sur le chest. " Il a été opéré? ", demande Mortis. " Non, autopsié ", de rétorquer la mignonne. Par moi, s’empresse-t-elle d’ajouter. Regardez, j’ai des photos. Et elle sort une série de polaroïds de ses poches… qu’elle avait sur elle, comme par hasard.

Les choses se compliquent encore plus tard… La médecin-légiste, Rebecca, explique à Mortis que le Gang des Masques de Cuir utilise des zombies pour commettre des méfaits. Elle a également découvert qu’une substance chimique particulière permet de ramener les corps morts à la vie.

Alors quand Mortis, plus loin dans le film, succombe à une lutte acharnée contre un zombie full baraqué de motard à deux faces (oui, oui)...  la jolie s’empresse de mettre à l’essai une machine qui irradie le corps de Mortis avec les rayons à zombifier et il revient à la vie.

Le seul problème : le pauvre va se décomposer à un rythme accéléré dans seulement 12 heures. Bigelow et lui devront donc mettre les bouchées doubles pour se venger des Masques de Cuir et découvrir qui est derrière toute cette sordide histoire!

Les points forts :

-Dialogues hallucinants. Ex :
(Bigelow) " J’ai les dents du fond qui baignent! Où est-ce que je peux aller pour faire mon gros pipi? "
(Mortis) " Je suis mort, Rebecca. Qu’est-ce qui peut être pire que ça? "

-Maquillage et effets spéciaux remarquables. Si si. Étonnant. Fusillades nombreuses, pas mal chorégraphiées & grande variété de zombies, à divers stades de décomposition.

-Une scène géniale dans un restaurant chinois où des carcasses d’animaux dans la cuisine sont ressuscitées et attaquent les super-flics! Même une tranche de foie et des ailes de poulet sont de la partie! Banzaï!

-Vincent Price dans un rôle-clé. Vers la fin du film.

-La face de Joe Piscopo est impayable. Et attendez de le voir avec un veston aux épaulettes rembourrées, glitter, avec sa superbe coupe Longueil frisée, vous m’en direz des nouvelles…

-Les zombies ne meurent jamais de la même façon pis personne ne semble penser à leur tirer une balle dans la tête! Vous découvrirez dans ce film qu’il est possible d’électrocuter un zombie! Je vous jure!

Bref, vous ne ferez pas la paix avec votre karma tant que vous n’aurez pas vu Flic ou Zombie. Tâchez de vous en rappeler, mes p’tits tétards!  Faque le club vidéo peut ben continuer à m'appeler 2 fois par jour, pas question que je leur rapporte la cassette!

Doc Triton
27.7.05 18:50


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Evase - Storie di sesso e di violenze (1978) Réalisé par Giovanni Brusadori (crédité Conrad Brueghel) Écrit par Giovanni Brusadori, Bruno Fontana et George Eastman Produit par Bruno Fontana, Aldo Maglietti et Dick Randall Mettant en vedette Lilli Carati, Zora Kerova, Ines Pellegrini, Filippo De Gara, Franco Ferrer, Dirce Funari, Ada Pometti, Marina Daunia, Artemia Terenziani et Angela Doria Durée 95 minutes (91 minutes pour les USA).

Magnifique objet que cette vhs. J’ai bien essayé de me la dealer avec la gérante de l’ultraclub vidéo sur Beaudry, mais on me dit qu’on ne vend pas ces reliques des eighties. De plus, semblerait que ce genre de métrage a un sapré succès dans la région. Probab que la prison de madames des environs y soit pour quelque chose. Et tout ce freak show du monstre Homolka cette semaine, y a de quoi protéger ces merveilleux wip.

Merveilleux wip, oui, parce que même si ça débute sur une évasion, tous les ingrédients traditionnels rattrapent l’histoire. Pour toi qui n’a aucune idée de quoi il s’agit ici, je t’envois en pénitence dans une pièce sombre et humide pour mater n’importe lequel des Ilsa. Reviens-nous ahurie, avec ce regard dément propre aux moiselles qui la prennent entre les fesses.

Ça fait pas trente-six secondes que le tape mène du train pas possib dans l’appareil, qu’une série de previews se met à défiler. Pour séparer les hommes des fillettes, on commence par une bande-annonce pas mal explicite de Pièces (oui, la grosse cassette rouge avec une scie mécanique et une pin-up au sol). Ça enchaîne avec Turbo time de Racing Pictures Production. Un mondo motorisé où on peut se taper l’accident de Gilles Villeneuve nonstop. Puis c’est Allo madame au scénario certainement inspiré d’un pulp lesbien. La tagline frappe fort, Quel jour, quel heure et à quel endroit? ouch. Par conditionnement, j’ai répondu au trois question dans ma tête. Et j’ai droit à un ultime quatrième preview où Serge Thériault cruise Miou-Miou. Au revoir, à lundi. Starring aussi Carole Laure. Mmm. S’agit d’un truc de duo de maîtresses en série.

Bang. Le groupe Prolusion ©1984 me présente Femmes contre femmes.

La storyline, je vous la garroche en cent quarante mots. Quatres prisonnières s’évadent. Monica sosie d’Adjani, étudiante en sociologie faisant dans le terrorisme internationnal. C’est moi le chef, ne l’oubliez pas qu’elle lance pas longtemps après le générique. Y a Diana, celle à qui, plus particulièrement était destiné la réplique de Monica. Diana a fait dans le traffic de drogue, le chantage, la prostitution, le vol à main armé et le meurtre. Rien que ça. Ensuite, il y a Betty la butch. C’est la mec de la bande. Vol, coups et blessures. Puis enfin Erica, ex-danseuse exotique, maîtresse d’un mafieux. Les demoiselles vont prendre en otage un autobus bourré de joueuses de tennis ultrabandantes. Elles iront se réfugier dans la vaste cabane d’un juge, tiens donc! Et puis c’est là qu’on va aligner tous les clichés du genre pour se rendre à l’état de siège fatal et l’évasion suicidaire.

L’histoire, limite on s’en crisse solide habituellement. Mais ici, les fans du trash n’ont pas grand chose se mettre sous les crocs. Quelques cat fights pas super senties, du viol à gogo à l’érotisme pas mal soft (la musique de film de fesses fait plus sourire qu’aut’chose), trois gouttes de ketchup en tout et partout pour les effusions de sang. C’est du côté des maladresses qu’on peut se réfugier pour prendre un minimum son pied.

Le moment d’anthologie reste le bug à treize minutes du début. Les quatres prisonnières s’enfuient en voiture avec leur chauffeur, qui a reçu une balle dans l’épaule (!). Montage parallèle, on voit les tennis women qui s’amusent solide dans leur autocar. Puis le ruban fuck le chien quelques secondes. Retour dans l’autobus où les prisonnières et leur chauffeur sont maintenant. Aucune explication. J’ai même sorti la cassette pour vérifier le ruban, d’in coup d’y découvrir du scotchtape, mais non, c’est monté comme ça. Faut voir pour croire.

Rayon dialogues d’outre-espace, on a droit à une choudiérée de perles. Après que le juge ait mis sa main sur la cuisse d’Adjani, elle lui lance Assez! Ça me dégoutte tous ces plottages dégueulasses de bourgeois pourris. Ce à quoi répond le juge, le plus candidement possib C’est très curieux, les terroristes emploient toujours un langage coloré. Puis au bout d’une heure, toutes les demoiselles se foutent à poil pour des raisons quelconques (douche, toilette, bain... douche). Le juge surprend Adjani qui était pour enfiler sa jaquette (moui, je fais une prise d’otage et j’enfile quelque chose de plus confortable). D’un naturel à tout cassé, il s’exclame Ah, mais quel charmant spectacle. Hum.

Tranquillement pas trop vite, on se dirige vers la finale. Les bandits décident de saoûler leurs otages (what the fuck!), et on a droit a un party impromptu dans la cellule. N’ayant rien de mieux à faire, les ravisseuses s’entretuent (je vous épargne les détails de la montée de la tension qui précède le massacre). N’y a que Monica Adjani qui s’en tire, avec l’aide des otages maintenant raliées à sa cause. Elle s’enfuira avec une joueuse de tennis volontaire (sorte de sosie de Michael Jackson époque Thriller). Mais avant de partir, la belle Zora Kerova (oui oui, la célèbre salope de Cannibal Ferox), tient quand même a avertir sa nouvelle copine Mais ils vont vous tuer toutes les deux! D’un self control impec, la Adjani rétorque sans broncher Peut-être, peut-être pas. Quel suspense, mes jolies! Un carton tient à nous préciser que même si ça correspond pas mal à la réalité quotidienne, tout n’est que fiction. Roulez le générique. Dernière info qu’on nous balance : le noms des deux magasins qui ont fourni la lingerie et les fourrures. À Parma.

Malgré un manque flagrant d’ambition et un esprit pas assez tordu à mon goût, Femmes contre femmes mérite quand même le détour pour les groupies hardcores du genre.

Tiens, dans mes notes de visionnement Holy fuck, sept pages! Ça gobe du Moleskine générique, le cinéma trash! je remarque celle-là, isolée au milieu de la page : c’est mauvais rare. Oui. C’est pour ça que chuis là, justement.

Ed.Hardcore
11.6.05 02:45





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